4e sujet : textes de quelques auteurs

Vous vous remémorez votre jeunesse. Pendant cette période, vous auriez rêvé de faire quelque chose d'incroyable, voire d'insensé, mais vous n'avez pas osé... Aujourd'hui, vous regrettez de ne pas l'avoir fait.

Racontez vos regrets et ce que vous changeriez au passé si c'était à refaire. Ecrire un texte cohérent à la première personne du singulier en respectant la concordance des temps du récit au passé et en utilisant le conditionnel présent et passé comme expression du regret et de l'hypothèse.

Je suis en train de caresser rêveusement la couverture de ce vieux livre de contes et je suis convaincue que j’aurais dû la suivre ! Quelle idiote j’ai été !

Enfant, ma mère avait pour habitude de me lire chaque soir l’histoire de la fée Héla, une fée des lisières des bois qui ne se manifestait que si l’on faisait preuve de la plus pure humilité en sa présence. Nous habitions un ancien corps de ferme en bordure de forêt et le petit lac dans le fond de notre jardin nous permettait à mon père et moi de pêcher tranquillement le dimanche. Dans cette maison, si chère à mon cœur, j’aurais pu vivre l’aventure de ma vie.

Un soir d’été particulièrement clair, ma mère et moi étions allongées toutes deux dans mon lit douillet, un grand lit deux places comme les adultes, ma petite lampe de chevet en forme de grosse poire était allumée et on pouvait distinguer encore plus clairement que d’habitude mes étoiles fluorescentes au plafond collées par mes soins l’été dernier. Maman, de sa douce voix, contait mon récit préféré et comme chaque soir je me surprenais à y prendre toujours autant de plaisir. Je sursautais toujours au même passage du livre, on se serait cru dans une faille temporelle, en plein écho, dans lequel je pouvais perpétuellement être surprise. 

Ce soir-là, maman était en train de quitter ma chambre après m’avoir embrassée et cajolée et ce fût à ce moment, quand la porte claqua, que l’ampoule de ma lampe de chevet commença à clignoter rapidement. Je me relevai pour m’assurer de son bon fonctionnement et comme tout semblait de nouveau en ordre, je me recouchai. Celle-ci se ralluma d’un coup puis se mis à clignoter de nouveau. Des frissons me recouvrirent complètement.

Je me mis debout, et en approchant de ma lampe, je m’aperçus que mon hameçon fétiche était posé sur la table de chevet, aujourd’hui encore je me souviens m’être sentie très anxieuse car avec papa nous avions lancé nos lignes au coucher du soleil espérant ainsi, au petit matin avoir fait mouche. Cet hameçon se devait donc d’être au fond de l’eau et non ici, je me remémore avoir cru à ce moment-là que papa m’avait fait une blague.

Ce fût, armée de mon épée laser, en pyjama et avec mes chaussons que je décidai de me rendre au lac. Je sortis de ma chambre discrètement car Bill, notre chien était toujours à l’affut du moindre bruit. J’espérai discrètement réussir à remettre l’hameçon au bout ma ligne et ainsi, le lendemain, berner mon père en me montrant plus maline que lui. En découvrant l’hameçon de retour à sa place et avec même peut-être ma prise nocturne au bout de celui-ci, il serait si surpris qu’il avouerait tout. Je me dirigeai donc dans cet espoir, vers le lac, les herbes étaient hautes et je sentais mes chaussons s’humidifier.

Aurais-je du rester à la maison sagement ou bien aurais-je du aller directement voir papa ? Aurais-je voulu ne jamais avoir le choix ?

Je me souviens du calme du lac cette nuit-là, ma canne avait disparu entièrement. Hébétée, je m’étais alors arrêtée et m’étais assise au bord du lac pour trouver une explication à cette situation.  Même petite, je trouvais déjà incohérent que papa eut enlevé la canne et mit mon hameçon près de mon lit, il aurait trouvé cela dangereux.  J’avais découvert que la petite souris non plus ne pouvait y être pour quelque chose car papa avait mentionné devant moi son inexistence. Je restais donc en silence à réfléchir, mes pensées uniquement perturbées par les touches nombreuses qu’avait la canne de papa : le bouchon frétillait, parfois cillait et par moment coulait complètement, il devait avoir pris un énorme poisson.

Tout à coup, j’entendis un froissement d’herbe et un petit rire derrière moi m’arracha un cri. Au lieu de fuir à toute jambe, je mis mes mains devant les yeux et me recroquevillai sur moi-même. Après plusieurs minutes de silence, je décidai de me retourner doucement et j’aperçus de la lumière à la lisière du bois, je voulus m’en approcher en marchant lentement et en brandissant mon épée.  Je m’écorchai aux branches à l’orée de la forêt, les herbes étaient de plus en plus hautes à chacun de mes pas.  

C’est derrière un petit buisson que je l’aperçus : elle, Héla.

Elle me fixait de ses grands yeux bleus-azur et se mit à ciller fortement, elle virevolta quelques secondes autour de moi, s’approcha tout près de mon visage en me souriant.

Je restai fixe, hypnotisée, elle était magnifique et pouvait tenir dans la poche de mon pyjama.  Je me suis dit à cet instant que si elle battait ainsi des paupières, c’était par mimétisme. Ses ailes brillaient autant que les étoiles de ma chambre, ses cheveux d’or avaient l’air si doux ! Elle s’arrêta juste devant mon nez et murmura :

-          Elsa, je peux t’amener dans le monde de Lumos en passant par le lac. Si tu sautes maintenant à mes cotés, tu pourras aisément respirer sous l’eau et  tu pourras vivre éternellement parmi nous, nous ferons de toi une apprentie fée et je serai ta gardienne jusqu’à ce que tes ailes poussent, je t’accompagnerai partout et tu ne grandiras plus jamais. Mes amis et moi entendons chaque nuit ton appel, tu as l’âme de la forêt et seulement maintenant je t’offre cette chance car plus tard cette âme ne sera plus assez pure pour nous rejoindre.

-          Pourrais-je revoir maman, papa et la maison ? avais-je demandé.

-          Non, jamais, tout rêve mérite sacrifice, je ne peux pas rester Alice, regardes-moi maintenant, je vais compter jusqu’ à trois et si tu es prête à me rejoindre, tu souffleras fort sur mes ailes. Si après trois, tu n’as pas soufflé, je disparaitrai pour toujours.

C’est à ce moment que le décompte se mit en route.

-          …UN… lança Héla.

C’était le branlebas de combat dans ma tête, des dizaines de questions me venaient à l’esprit. J’étais morte de peur à l’idée de quitter ma maison et en même temps très excitée. Mes amis d’école et Romain ; mon petit chéri du moment, allaient vraiment me manquer si je partais.  Je savais que je n’avais que trois minuscules secondes pour me décider et je restai pétrifiée d’angoisse, terrassée par une peur bleue de l’inconnu.

-           … DEUX…. S’alarma Héla.

Que faire ?

Héla me suppliait du regard de trouver la force en moi de la suivre, je souffrais de lire la déception dans son regard, elle avait beaucoup attendu de moi et mon indécision la rendait malheureuse. J’entendis alors mon chien se mettre à aboyer à mort et ma mère courir vers la forêt et crier.  Je me retournai pour les regarder tous deux, ce fût plus fort que moi. Je voulais suivre ma fée mais une force terrassante me retenait.

-           …TROIS… souffla Héla.

J’entendis à ce moment-là ma mère hurler mon nom, je regardai maman accourir en pleurs,

Je n’avais pas soufflé, je ne vis plus jamais Héla. Je m’en voulu plus que tout au monde et cette culpabilité ne me quitta jamais. Elle entraina beaucoup de souffrance enfant, une adolescence chaotique et une vie d’adulte fade et banale.

***

Aujourd’hui, c’est ma propre fille qui me demande chaque soir une histoire. J’ai maintenant quarante-deux ans et pas un seul jour ne passe sans que je me demande ce qu’aurait pu être ma vie si j’avais suivi ma petite fée des bois.

Je suis en train de caresser tendrement la couverture de mon conte préféré : « Lumos  pour Héla » en me remémorant mes souvenirs d’enfance, ma fille et moi sommes blotties dans son lit. Je caresse depuis trop longtemps cette couverture en silence et ma fille s’impatiente, elle connaît cette histoire par cœur et l’affectionne tout autant que moi, elle veut l’entendre à nouveau.

J’ouvre donc le livre et commence à conter en sortant de ma torpeur, après quelques instants, elle fronce les sourcils et me demande :

- Maman, si on devenait vraiment une fée,  est-ce qu’on resterait enfant pour toujours ? 

Je referme le livre tendrement et confie à ma fille Wendy toute mon histoire. Je me livre sans pudeur, les larmes me montent aux yeux car c’est la première fois de ma vie que je raconte mon histoire à quelqu’un, ma fille évidemment ne doute pas de la véracité de ma rencontre avec Héla.  Elle est triste pour moi car elle voit bien que ne pas avoir eu le courage de suivre ma fée me rend malheureuse. Cela m’affecte effectivement mais je ne veux pas lui exprimer à quel point je regrette chaque jour ces trois secondes d’inaction. Je commence donc gaiement à rêver ma vie à voix haute en imaginant une fin différente, une fin dans laquelle j’aurais eu le courage de devenir une fée et dans laquelle j’aurais pu rester enfant éternellement :

***

 (…)  

- C’est à ce moment que le décompte se mit en route.

…UN… lança Héla.

C’était le branlebas de combat dans ma tête, des dizaines de questions me venaient à l’esprit. J’étais morte de peur à l’idée de quitter ma maison et en même temps très excitée. Mes amis d’école et Romain mon petit chéri du moment allaient vraiment me manquer si je partais.  Je savais que je n’avais que trois minuscules secondes pour me décider et je restais pétrifiée d’angoisse, terrassée par une peur bleue de l’inconnu.

… DEUX…. S’alarma Héla.

 J’aurais pu à ce moment-là ma chérie, souffler fort sur ses grandes ailes et aurais rapetissé d’un coup.

Mon pyjama aurait chu au sol et j’aurais senti un puissant frisson de panique, moi,  enfouie tout entière  dans mon chausson gauche. J’aurais eu peur de prendre mon épée laser sur la tête, celle-ci aurait été énorme en comparaison à mes quinze centimètres de haut. Cependant, Héla aurait bien vite fait disparaitre tous ces tracas, elle aurait détruit le chausson, elle m’aurait fait flotter à sa hauteur dans les airs et maman et le chien auraient rebroussé chemin n’entendant plus aucun bruit. Nous aurions été ensemble, main dans la main, en direction du lac et aurions plongé simultanément.

L’eau aurait été douce et tiède et j’aurais réalisé qu’effectivement je pouvais respirer sous l’eau facilement, comme une évidence. J’aurais pu entendre le chant du lac, des fées m’auraient accueilli et j’aurais ressenti chaque seconde comme une promesse d’éternité.                                                            

Voilà ma puce, pour plus ou moins répondre à ta question de départ ; la réponse est oui, en devenant fée, j’aurais  gardé une âme d’enfant pour toujours, comme toutes les fillettes qui le deviennent.

- Et si tu l’avais vraiment fait toi, comment serait ta vie aujourd’hui ? me demande ma fille émerveillée.

- J’aurais des ailes multicolores à l’heure d’aujourd’hui et serais marraine-fée de par mon expérience. Mes ailes me permettraient de me téléporter partout sur Terre pour chercher dans le monde entier des petites filles pour qu’elles deviennent apprenties fées, tout comme je l’aurais été moi-même. Qui sait, peut-être serais-je même en train de te recruter, dis-je tout bas.

Ma princesse s’endort déjà paisiblement, un sourire béat sur les lèvres.

Si j’avais eu le cran de réaliser mon rêve en devenant la propre héroïne de mon histoire, je serais certainement plus épanouie que je ne le suis aujourd’hui, je n’aurais pas eu le cœur brisé par mon divorce et ma fille et moi ne connaitrions pas les fins de mois difficiles.     Mon corps resplendirait au soleil sans flétrissures, immaculé. Je ne sentirais pas cette douleur quotidienne dans ma poitrine, la vie serait simple et sans tourments. Je serais délivrée du poids des années qui passent, délivrée de la tâche pénible de fleurir la tombe de mes parents deux fois par mois. Tout ne serait que magnificence et pureté. Je m’épanouirais dans une communauté qui ne connait ni perte d’être cher, ni abandon ou solitude.

Si j’étais devenue fée, j’aurais pu vivre mon rêve d’enfant.

 Si j’avais su que la vie d’adulte était si difficile, je n’aurais jamais grandi.

Angélique G.


Mes regrets.

 

Se remémorer sa jeunesse. Mais par où donc commencer ? Quelle période difficile et tumultueuse que cette étape de notre vie. J'ai peut-être longtemps cherché le chemin qui me mènerait au seuil de l'âge adulte. Je ne sais encore, aujourd'hui, si mes choix auront été bons ou mauvais mais pour autant, en éprouverais-je des regrets ?

J'aurais aimé que mes parents soient de grands aventuriers. Ils m'auraient emmenée, dès mon plus jeune âge, vers d’extraordinaires aventures. J'aurais vécu de grands moments. J'aurais pris goût aux voyages, aux grands espaces. Je n'aurais plus jamais eu peur de quitter ma terre natale, en quête de nouveaux horizons. Faire le tour du monde avec eux, l'école buissonnière sous accord parental, aurait été merveilleux. J'aurais éprouvé la sensation d'être hors du commun, de briser un quotidien trop singulier. Ensemble, nous aurions chassé le buffle en Namibie, admiré les fjords en Norvège, gravi la muraille de Chine, que sais-je...Sacs à dos toujours prêt, nous aurions passé le plus clair des saisons aux quatre coins du monde, à la rencontre de l'humain, des traditions, de la diversité. Nous aurions été riches de ça, de cette vie exaltante. J'aurais acquis la capacité et la facilité du langage, de la communication. Le rêve, il aurait été réalité. Chaque matin, nous nous serions réveillés dans une ville différente  et avec un bonheur grandissant au fil des jours. Les contraintes, le stress, nous les aurions enterrés à jamais. Tout doucement, je me serais construite, j'aurais grandi et évolué dans un monde en perpétuel mouvement. J'aurais embarqué pour le rêve Américain, en totale immersion. J'aurais tiré des leçons de vie mémorables. J'aurais écouté jouer du bouzouki en Crète en savourant une moussaka. Mon cœur aurait fondu pour un jeune vénitien vêtu d'apparats inestimables carnavalesques. J'aurais eu le privilège de me laisser aller au fil de l'eau, lovée dans une gondole aux bras d'un amoureux transi. Bien plus tard, au cours de ce long voyage, j'aurais été triste à l'idée qu'il cesse un jour.

Et puis, soudain, au détour d'une rue, j'aurais admiré un saltimbanque qui aurait éveillé en moi l'irrésistible envie fantaisiste d'être musicienne. J'aurais voulu être une artiste. Allongée sur un lit désordonné, un casque aux oreilles, je me serais abandonnée à ces nouvelles tonalités que j'aurais découvertes avec passion. J'aurais traqué la moindre nouveauté musicale pour me l'approprier. J'aurais  adoré savoir chanter, interpréter des titres à la manière d'Areta ou de Tina. Que n'est ni, j'aurais abandonné ce rêve lorsque mon cher et tendre paternel m'aurait invité à cesser ce vacarme rapidement. Cependant, j'aurais décidé tout de même, en esprit rebelle et revanchard, de rendre le baladeur indispensable à mon quotidien.

Et le temps aurait arrangé toutes les imperfections d'un parcours parfois chaotique mais toujours serein. Tout doucement, j'aurais vogué vers de nouveaux horizons, je n'aurais plus été jeune et me voilà aujourd'hui, à 42 années d'une vie bien accomplie. Je me suis évadée, égarée dans des rêveries qui ne ressemblent pas à des regrets. J’ai eu le bonheur et la chance tellement précieuse de connaître la maternité, de sentir en moi deux vies qui emplissent aujourd’hui notre joyeux quotidien. J’ai le privilège d’être aimée et respectée pour ce que je suis à travers mes forces, mes doutes, mes échecs que j’ai su transformer en victoire sur cet apprentissage non aisé qu’est la vie. Mon parcours aurait-il mérité d’être différent ? A quoi bon poser cette question si l’on imagine facilement que l’univers décide du parcours de chacun d’entre nous et qu’à partir de cet instant même, tout semble donc être écrit. Je ne veux rien regretter, et pour ce, je ne me retourne jamais. Si, comme aujourd'hui, il m'est demandé d'imaginer ma jeunesse autre que ce qu'elle fût, je souris et j'écris, amusée par ce sujet difficile, que la clef du bonheur réside en la fierté du chemin que chacun d'entre nous a parcouru, et fasse que cette clef, nous puissions la transmettre éternellement, de génération en génération, pour, sereinement,  ne jamais avoir de regrets...  

Sylvie S.


J'aurais aimé une vie d'aventures


          L'été qui suivit la fin de mes (courtes) études, et l'obtention de mon bac professionnel, censé faire de moi une vendeuse, je fus prise d'une terrible envie d'aventures. Moi qui adorais pourtant mon petit confort, et qui angoissais au moindre évènement imprévu, j'éprouvais à ce moment-là, le besoin de partir et d'explorer le monde.

     Pourquoi ne l'avais-je pas fait ? Parce que j'étais trop raisonnable ou trouillarde, et que je n'avais pas un sou (belle excuse). Je m'étais dit que c'était un rêve impossible, et je m'empressai de l'enterrer au plus profond de mon esprit.

     Qu'avais-je fait à la place ? Et bien, je passais les années qui suivirent alternativement entre périodes de travail, et longues périodes de chômage, où je me lançais pour m'occuper l'esprit, à une nouvelle passion ; l'écriture.

     Je me demandais par moments, ce qui se serait passé si je n'avais pas étouffé mon désir d'aventures, si j'avais eu le courage de prendre le peu d'argent que j'avais, pour partir faire un insolite tour du monde. Insolite, car il n'aurait pas été question de parcours touristiques pour visiter de vieilles ruines que tout le monde connaissait. Non, quitte à partir, j'aurais visité des contrées sauvages, des lieus perdus, voir mythiques, afin de découvrir un tout autre univers.

     Bien évidemment, étant donné l'état de mes finances en ce temps-là, j'aurais été contrainte de me déplacer la majeure partie du temps en stop, parfois en bus, et j'aurais dû, telle Antoine de Maximy, chercher le gîte et le couvert auprès de la population locale.

     Il m'aurait fallu beaucoup de patience pour avancer, mais aussi de la prudence. Un tel mode de transport était plutôt dangereux, mais je n'aurais, hélas, pas eu trop le choix. J'aurais alors entrepris un voyage pour découvrir la savane africaine et ses tribus, les temples bouddhistes au Tibet, ou encore parcourir la Cordillère des Andes.

     Dommage que je n'ai pas eu plus de cran. Les choses auraient pu mal se passer pour mille raisons, mais j'aurais pourtant vécu une aventure unique, qui m'aurait fait me sentir pleinement vivante, et qui m'aurait peut-être, inspirée pour écrire un livre.

Anne C.